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By Marcel Proust

Albertine Disparue, dont le titre unique est los angeles fugitive, est le sixième tome d'À l. a. recherche du temps perdu de Marcel Proust paru en 1927 à titre posthume. l. a. Fugitive devait originairement regrouper l. a. Prisonnière et Albertine disparue. De fait, Albertine disparue est los angeles suite indissociable, sur le plan narratif au moins, de los angeles Prisonnière.

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A la recherche du temps perdu 6

Albertine Disparue, dont le titre unique est los angeles fugitive, est le sixième tome d'À los angeles recherche du temps perdu de Marcel Proust paru en 1927 à titre posthume. los angeles Fugitive devait originairement regrouper l. a. Prisonnière et Albertine disparue. De fait, Albertine disparue est l. a. suite indissociable, sur le plan narratif au moins, de l. a. Prisonnière.

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Et ce ne fut pas sans mélancolie que je constatai mon indifférence à ce que jadis j'avais préféré à la santé, au repos. Ce n'est pas que fût moins passionné qu'alors mon désir de pouvoir contempler de près les parcelles précieuses de réalité qu'entrevoyait mon imagination. Mais celle-ci ne les situait plus maintenant dans la diction d'une grande actrice; depuis mes visites chez Elstir, c'est sur certaines tapisseries, sur certains tableaux modernes, que j'avais reporté la foi intérieure que j'avais eue jadis en ce jeu, en cet art tragique de la Berma; ma foi, mon désir ne venant plus rendre à la diction et aux attitudes de la Berma un culte incessant, le « double » que je possédais d'eux, dans mon cœur, avait dépéri peu à peu comme ces autres « doubles » des trépassés de l'ancienne Égypte qu'il fallait constamment nourrir pour entretenir leur vie.

Elle le faisait malgré cette vague défense et était enviée par tous à cause d'un pareil honneur. Mais, dans les autres baignoires, presque partout, les blanches déités qui habitaient ces sombres séjours s'étaient réfugiées contre les parois obscures et restaient invisibles. Cependant, au fur et à mesure que le spectacle s'avançait, leurs formes vaguement humaines se détachaient mollement l'une après l'autre des profondeurs de la nuit qu'elles tapissaient et, s'élevant vers le jour, laissaient émerger leurs corps demi-nus, et venaient s'arrêter à la limite verticale et à la surface clair-obscur où leurs brillants visages apparaissaient derrière le déferlement rieur, écumeux et léger de leurs éventails de plumes, sous leurs chevelures de pourpre emmêlées de perles que semblait avoir courbées l'ondulation du flux; après commençaient les fauteuils d'orchestre, le séjour des mortels à jamais séparé du sombre et transparent royaume auquel çà et là servaient de frontière, dans leur surface liquide et pleine, les yeux limpides et 48 A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU réfléchissant des déesses des eaux.

Les noms de différenGuise, de Parme, de Guermantes-Bavière, ciaient de toutes les autres les villégiatures où se 42 A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU rendait la duchesse, les fêtes quotidiennes que le sillage de sa voiture reliaient à son hôtel. S'ils me disaient qu'en ces villégiatures, en ces fêtes consistait successivement la vie de Mme de Guermantes. ils ne sur elle aucun éclaircissement. Elles m'apportaient donnaient chacune à la vie de la duchesse une détermination différente, mais ne faisaient que la changer de mystère sans qu'elle laissât rien évaporer du sien, qui se déplaçait seulement, protégé par une cloison, enfermé dans un vase, au milieu des flots de la vie de tous.

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